vendredi 19 décembre 2008

La barbare qui aimerais être riche....

Hier je suis allée porter mon petit Cowboy chez le vétérinaire pour la castration et le dégiffage de ses 4 petites pattes... Comme ce n'est pas le premier chaton que je fais dégriffer, j'ai entendu pour la x-ième fois la question de la technicienne: "Est-ce qu'on lui donne des anti-douleurs, c'est 18$ de plus..." Et comme à toutes les fois ma réaction est: "Quoi?! C'est pas encore automatique de donner des anti-douleurs à un animal qu'on dénature pour sauver le divan?!!!!! Incluez-les dans le prix pis ça fini là batard!!!!! Les oreilles vont arrêter de me friser une bonne fois pour toute!!!!!!"

Je ne suis pas mieux que les autres, la preuve est que c'est le troisième chaton que je fais dégriffer aux 4 pattes et quelques-uns que j'ai fait faire les pattes avant seulement. J'ai par contre, à TOUTES les fois acceptées les anti-douleurs....
Comme mes chats ne vont pas dehors, je sauve les meubles et ma peau. Une expérience m'a un jour démontré que de sauver les meubles à un prix... J'ai pris conscience de la douleur infligée aux chats suite à cette opération parce que j'ai vu une des choses les plus atroces qui m'a été donné de voir..... :'-(

J'ai travaillé pour Gab Quarter Horses de Mascouche dont les proprios sont Dr Claude Gaboury et Dr Carole Joubert Gaboury. Ils étaient et sont encore propriétaires d'un des meilleurs élevages de chevaux de plaisance au Québec et propriétaires de la clinique vétérinaire de Mascouche. Inutile de dire que l'argent coule à flot mais là n'est pas le but de mon récit. ;P

Un moment donné dans le cadre de mon travail, je ne sais plus pour quelle raison, je me suis rendue à la clinique et je suis descendue chercher quelque chose au sous-sol; endroit où les cages étaient... J'ai vu un petit chaton noir, avec un bandage blanc aux quatres pattes qui se tordait littéralement de douleur.... Il miaulait, roulait dans tous les sens, regardait les bandages sûrement parce qu'il aurait préféré qu'on lui arrache les pattes. Et je vous JURE, que je ne mets aucun sensationnalisme dans mon récit, même que je ne me souviens que de ce qui m'a traumatisée.
Je suis donc, après avoir vu ce martyre, remontée en toute hâte dire à Carole que le chaton n'allait pas bien du tout. La réponse a été, et watch out la claque:
-"Oui je sais, mais la propriétaire n'a pas voulu débourser pour les anti-douleurs"
- "!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Sacrament, donnes-y en une dose gratis pis ça presse!!!!!!!!! "
-"Non, la propriétaire n'a pas donnée son consentement."
Je suis restée de marbre, incrédule... Je ne pouvais pas croire de un, qu'une personne diplômée pour le bien-être des animaux puisse laisser faire ça et de deux, je ne pouvais pas croire qu'une personne ne veule pas débourser pour contrer la douleur qu'elle causera par ses caprices... Dans un cas comme dans l'autre, j'ai mis ça sur le dos de la folie, de la barbarie....
Alors, suite à cette expérience, j'ai bien continué à faire dégriffer mes chats... J'ai un sentiment partagé vis-à-vis de cette opération ce qui fait que, tant et aussi longtemps que chaton n'est pas de retour à la maison, je me sens comme un tyran, une barbare, une folle de son canapé, une sans-coeur... Les images de ce pauvre chaton de Mascouche me hantent toute la journée et jusque dans mes rêves... Alors à la question: "Est-ce qu'on donne des anti-douleurs?" Je dis: "Double dose et je paierai pour le triple..."
Si j'étais riche, je prendrais un contrat avec ma clinique vétérinaire stipulant que pour tous les barbares qui ne veulent pas payer les anti-douleurs, moi je les paierais... Je peux vous jurer, qu'un jour je le ferai et je me débarasserai, au moins pour quelques chatons, de ce sentiment de barbare...........

1 commentaire:

La tornade a dit…

C'est là que tu te rends compte qu'il y a des cheaps partout! On devrait leur demander quand ils se font opérer si ils le débourseraient le $$ pour être soulagé par leur douleur????

Excuses moi mais je trouve le monde vraiment cave!

Sonya xoxo